Les Ogiek pris dans l’escalade de la violence

Des porte-parole ogiek, appartenant à l’un des derniers groupes de chasseurs-cueilleurs de l’Afrique de l’Est ont dénoncé les violences qu’ils subissent dans le conflit qui a éclaté après l’élection présidentielle du 27 décembre.

Un chef ogiek a déclaré hier : "Nous avons essuyé les tirs de la police, des intimidations et des menaces. Actuellement, cinq jeunes ont été pris pour cible et blessés par balles et des centaines de familles ont fui leurs domiciles. Nous ne pouvons ni nous nourrir, ni trouver de refuge, ni nous soigner".

Il a également été rapporté que des femmes ogiek ont été violées par des policiers et que plusieurs maisons ont été incendiées.

Les Ogiek vivent dans la forêt de Mau qui surplombe la vallée du Rift. Ils sont réputés comme étant d’habiles collecteurs de miel sauvage qu’ils recueillent dans des ruches placées sur les branches les plus élevées des arbres.

Les Ogiek résistent depuis plusieurs années à l’expulsion de leur forêt qu’ils tentent de protéger de l’invasion des colons, des bûcherons et des planteurs de thé.