Visite d'un expert des Nations-Unies chez les Bushmen

Enfant bushman, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
Enfant bushman, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
© Survival International

Le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les droits des peuples indigènes, James Anaya, s'est rendu au mois de mars dans la Réserve du Kalahari central au Botswana. Il a rencontré les Bushmen vivant dans la réserve qui sont toujours privés d’accès à l'eau.

Il a visité les communautés bushmen de Gugamma et Metsiamenong et s’est rendu dans les camps de relocalisation de New Xade et Kaudwane dans lesquels sont parqués plusieurs milliers de Bushmen que le gouvernement a expulsés de force de la réserve.

Dans une décision historique, la Haute Cour du Botswana avait confirmé en 2006 le droit des Bushmen de vivre à l'intérieur de la réserve. Depuis, certains ont réussi à y retourner, retrouvant les quelques Bushmen qui avaient résisté aux expulsions. Mais la plupart d'entre eux sont contraints de rester dans ces camps de relocalisation, le gouvernement leur ayant coupé l'accès à leur unique puits d'eau et leur ayant interdit de chasser pour se nourrir.

Le gouvernement a cependant autorisé une compagnie minière et une compagnie de tourisme à mener leurs activités dans la réserve, activités qui nécessitent le forage de puits d'eau.

Le Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies a également publié le mois dernier ses conclusions sur le Botswana dans lesquelles la Finlande exhorte le Botswana à ‘garantir le respect des droits des peuples indigènes vivant dans les régions convoitées par les compagnies diamantifères’ et le Danemark à ‘assurer l'accès à la terre et à assister les résidents de la réserve, conformément à la Déclaration des droits des peuples autochtones des Nations-Unies’.

Le Canada et l'Espagne ont également exhorté le Botswana à prendre les mesures nécessaires sur cette question, et le Mexique lui a également suggéré d'envisager la ratification de la Convention 169 de l'Organisation internationale du Travail.