Le sida atteint les Yanomami en Amazonie

Une mère et son enfant yanomami
Une mère et son enfant yanomami
© Steve Cox/Survival

La Fondation nationale de la santé brésilienne, FUNASA, a confirmé le premier cas de VIH/Sida chez les Indiens Yanomami au nord du Brésil.

La FUNASA a déclaré que 28 cas de VIH ont été diagnostiqués chez les Indiens de l’Etat amazonien du Roraima, où vivent de nombreux Yanomami. La majorité de ces cas concerne des femmes et deux d’entre eux, des enfants.

Les Yanomami sont l’un des plus importants groupes indiens d’Amérique latine vivant dans un isolement relatif. Ils représentent aujourd’hui une population de 32 000 personnes de part et d’autre de la frontière entre le Venezuela et le Brésil.

La création, en 1992, du Parc Yanomami de 9,6 millions d’hectares au Brésil a permis à ce groupe de vivre paisiblement sur sa terre. Au Venezuela, les Yanomami vivent dans la réserve de biosphère Alto Orinoco – Casiquiare de 8,2 millions d’hectares.

Toutefois, les Yanomami souffrent toujours de l’invasion de leur terre. Près d’un millier d’orpailleurs travaillent encore illégalement sur leur territoire, polluant les rivières et la forêt au mercure et transmettant des maladies mortelles telles que la malaria, et probablement le VIH/sida.

De plus, des éleveurs de bovins envahissent et déboisent la zone est de leur territoire.

L’organisation yanomami, Hutukara, a lancé plusieurs appels urgents aux autorités brésiliennes leur demandant d’expulser les orpailleurs et les fermiers de leur territoire. Le gouvernement n’a jusqu’à présent pris aucune mesure.

Le rapport de Survival Le progrès peut tuer : comment le développement imposé détruit la santé des peuples indigènes insiste sur le fait que la présence d’étrangers sur le territoire des peuples indigènes peut engendrer la prostitution, l’abus sexuel des femmes et des enfants indigènes ainsi que la propagation de maladies sexuellement transmissibles.